vendredi 16 avril 2010

Il était une fois Gutenberg

Artisans  imprimeurs. Photo joc

Au musée Gutenberg de Mayence, les jeunes Français ont rencontré celui qui il y a 600 ans a inventé l’imprimerie.

Tandis qu’une partie de notre groupe se rendait à l’atelier, nous nous sommes rendus au musée Gutenberg. Après avoir déposé nos vêtements au vestiaire, nous avons pu commencer notre visite. Notre guide parlait très bien le français ce qui a facilité notre compréhension de ses explications.

Notre accompagnatrice nous a amenés au sous-sol du musée. Dans cette salle sont exposées des machines datant de l’époque de Gutenberg. Au centre de la salle se trouve une petite estrade aménagée sur laquelle se trouve une réplique de l’imprimerie inventée et utilisée par Gutenberg. Cette pièce était mise en valeur par un jeu lumineux. La guide nous a présenté brièvement la vie de Gutenberg. Elle a ensuite proposé à Sofiane de l’aider à imprimer une page de la Bible. Sofiane a ensuite eu cette page comme souvenir du musée.

Au premier étage du musée, nous avons découvert la salle dans laquelle sont conservées les fameuses Bibles imprimées par Gutenberg. Cette salle a des portes blindées ! Les bibles sont très grosses et écrites en allemand. Malheureusement, la guide a commencé à s’attacher à beaucoup de détails ce qui a rendu la visite fastidieuse. Par chance, à la fin de la visite, elle nous a montré une maquette présentant la fabrication du papier. Cette maquette était animée ce qui était amusant.

Fatigués, la tête ailleurs, nous avons quitté le musée pour prendre la direction de la gare. Mais à mi-chemin, je me suis rendu compte que j’avais oublié la caméra à l’atelier. Nous sommes donc retournés, Madame Massot et moi, dans une course effrénée, chercher la caméra...

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Un lundi chargé d’émotions

Au-dessus de Francfort. Photo bum

Ce dernier lundi bien rempli avait comme un léger parfum de tristesse... Quatre heures en cours, un saut à la Main Tower, un peu de sport à la patinoire, une fin d’après-midi shopping, sans oublier beaucoup de rires et quelques larmes, voilà comment s’est achevé notre très sympathique séjour en Allemagne. 


Un programme bien chargé donc, pour cette avant-dernière journée qui a débuté par une matinée de cours à la Otto-Hahn-Schule, où nous avons encore une fois été répartis par petits groupes dans plusieurs classes différentes. Le reste de la journée s’est ensuite déroulé avec les correspondants, avec qui nous nous sommes rendus à Francfort pour monter au sommet de la Main Tower. Là, un véritable contrôle d’aéroport nous attendait, avec vérification des sacs au scanner et passage dans un portail de sécurité afin d’accéder aux ascenseurs. Au 54e étage, à 240 mètres de haut, voilà où nous nous sommes retrouvés pour admirer un magnifique panorama de la ville. Un peu vertigineux pour certains tout de même !


Après la Main Tower, direction la patinoire. Là, nous avons chaussé nos patins et sommes allés sur une petite patinoire extérieure, exclusivement utilisée par les 45 Français et Allemands de notre groupe. Des chaînes géantes, des courses, des chutes et des rires en folies… Bref, une après-midi absolument géniale et l’un des meilleurs moments du séjour !


Après ce formidable moment, le groupe a repris le métro, puis s’est progressivement séparé. Une séparation qui ne s’est pas faite sans émotion d’ailleurs, puisque quelques-uns se sont mis à pleurer en appréhendant le départ du lendemain. Mais chacun ayant été câliné et consolé, la journée s’est finalement terminée par une dernière séance shopping !

bum 

L’angoisse de la noyade

Grenouille dans un jacuzzi. Source Internet

À la piscine, Margot et moi, nous avons eu très peur de plus savoir  nager…

Nos correspondantes ont organisé une dernière sortie à la piscine le dimanche 21 mars après-midi. Une grande piscine profonde se trouve à côté d'une autre dans laquelle se jette un toboggan. À droite des deux piscines, on peut voir deux jacuzzis, puis un petit bassin avec deux magnifiques cascades.

Margot et moi n'étions pas allées à la piscine depuis longtemps. Nous avons testé d’abord le petit bassin. Comme dit Margot : '' Au moins nous sommes sûres de ne pas nous noyer ! " Ensuite, nous avons décidé d'aller dans la grande piscine où se trouve une grotte. À l'intérieur, il y a peu de lumière, mais des ouvertures dans les parois qui forment des fenêtres. Nous avions envie d'y rester, mais malheureusement la correspondante de Margot est venue nous dire que nous partirons quinze minutes plus tard. Nous sommes donc allées dans le jacuzzi nous relaxer.

Après la piscine nous avons mangé une bonne glace au chocolat. C'était une belle journée avec Margot et nos correspondantes. Et Margot et moi, nous nous sommes pas noyées !

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Des amis en ribambelle

Brochette de voyageurs. Photo joc


Pendant le voyage interminable en train, nous nous posions des questions sur l’accueil de la famille et l’entente avec nos correspondants. Nous étions tellement impatients de découvrir ce pays !

Arrivés à la gare centrale, nous avons été pris de panique. Qui oserait sortir le premier? Sur le quai, nous avons vu tous les correspondants qui couraient vers nous. Deux clans se sont formés, les Français et les Allemands face à face jusqu’à ce qu’une Allemande très vive sorte une petite affiche «Camille». Cela nous a fait rire et a marqué le signal du départ. Les correspondants se sont rapprochés un à un. Parmi les Français, peu reconnaissaient le sien mais moi si ! Pourtant je restais plantée là comme une cruche, à me cacher derrière Marie, et en espérant qu’elle serait ma voisine…

Damian le correspondant de Marie et Florian le mien se sont rapprochés de nous et Damian a eu la présence d’esprit de faire la bise à Marie. J’en attendais autant de Florian et je m’avançais pour lui faire la bise quand il m’a serrée dans ses bras ! Poussée par cette accolade certes un peu brutale mais très amicale, j’ai été emportée dans mon élan fraternel vers Florian, je me suis précipitée… et j’ai embrassé le col de son manteau ! Puis chacun de nous est reparti vers son nouveau foyer, accompagné d’inconnus fort sympathiques.

Une fois arrivé chez Florian j’ai pu saluer son père Hans car je ne connaissais jusqu’à présent que Florian et sa mère. Hans et sa femme étaient très agréables avec moi, et ils ont tenté de nombreuses communications en allemand, en anglais et même parfois en français. Ensuite j’ai regardé « Pirates des Caraïbes » en allemand bien sûr.

Le lendemain le réveil a sonné à 6h30. Je me suis préparée et j’ai rencontré Johannes, le petit frère de Florian, âgé de 10 ans. Cette fois, c’est moi lui ai fait la bise. Le pauvre était pétrifié. Je suis allée prendre mon petit-déjeuner et j’ai eu de la chance : pas de charcuterie au petit-déjeuner, seulement des céréales ! Je n’étais pas trop dépaysée côté nourriture ! Au moment de partir, sa mère nous a donné des boîtes contenant des sandwichs et des fruits pour la pause de 10 heures. Nous sommes partis en bus à l’école à 7h15. À l’école, j’avais hâte de revoir les Français pour que l’on se raconte nos premières aventures. Les Allemands sont allés en cours et nous avons fait la visite de la Otto-Hann-Schule qui est vraiment immense.

 À 9h30 nous sommes partis à Francfort. Nous avons fait visiter cette ville particulièrement accueillante en compagnie d’une dame tout à fait charmante. Puis à 13h nous sommes allés à la Mairie de Francfort où nous étions attendus par l’adjointe au maire. Nos correspondants nous y ont rejoints. La dame a fait un discours et Delphine et Flavien ont prononcé un petit discours de remerciement en allemand très réussi. On les a bien applaudis. Ensuite nous avons été  invités avec nos correspondants à un buffet organisé par la mairie. C’est là que quelques Allemands nous ont proposé d’aller faire du shopping. Des petits groupes franco-allemands se sont formés et sont partis en ville. Nous sommes montés au sommet d’un centre commercial où on pouvait voir presque tout Francfort. Je me suis rapprochée de quelques correspondants durant l’après-midi. Nous sommes allés ensuite manger au Macdonald’s à 16h30 et nous sommes rentrés en métro à 17h30 pour dîner à 18h30. Drôle de rythme !

Le lendemain, nous avons pu assister aux cours jusqu’à 13h30, ce qui a été très instructif. Nous avons retrouvé le groupe franco-allemand pendant les récréations. Après les cours, nous sommes retournés à Francfort dans des centres commerciaux et à Macdonald’s à 16 heures. Nous sommes rentrés nous préparer à la soirée au restaurant pour le dîner franco-allemand. Je me demandais comment cette soirée allait se dérouler et si je réussirais à communiquer. Les professeurs nous ont demandé de nous mélanger et plusieurs Allemands voulaient se mettre près de moi. Un professeur allemand a fait un discours. Ensuite nous devions commander les plats, je ne comprenais strictement rien à la carte mais plusieurs Allemands m’ont aidée et m’ont finalement conseillé de prendre comme eux. J’ai parlé et ris toute la soirée, j’en ai presque oublié de manger ! Mais cette sensation de liberté que j’éprouvais en leur compagnie était exceptionnelle… Cette soirée a été la meilleure du séjour!

Tout cela pour vous expliquer que si j’avais pu, je serais bien restée à Francfort !

beo

En plein dans le mille


Félia en plein jeu. Photo boa

Nous passons l’après-midi du jeudi au bowling entre correspondants français et allemands.

A l’accueil, nous donnons notre pointure puis nous enfilons les magnifiques chaussures vertes et rouges que l’on peut trouver au cirque. Parfait, nous avons l’air de champions ! Nous découvrons alors le bowling qui comprend une dizaine de pistes et des distributeurs de petits bonbons. Les boules sont de couleurs et de poids différents, elles pèsent de jusqu’à quinze kilos. 

Premier tir. La partie commence. Je joue au bowling pour la seconde fois et le résultat n’est pas au-delà de mes espérances. Mais grâce à Leïla et sa danse porte-bonheur, la chance me vient et je gagne quelques strikes. Après la première partie, nous mangeons des petits bonbons en comparant nos résultats. Puis le jeu recommence. Les Français se rapprochent des Allemands, tout le monde discute. Des plaisanteries et blagues fusent. Mais les parties sont bientôt finies et il est temps de partir. Il faut rendre nos chaussures et payer nos parties. Mais que se passe-t-il ? Quelqu’un a payé deux fois, nous refaisons les comptes, mais chacun insiste sur le fait d’avoir payé une seule fois. Cette énigme ne sera pas résolue. 

Nous partons vers l’arrêt de bus, quand soudain l’homme qui était à la caisse du bowling nous dit qu’il a trouvé un porte-monnaie. Il demande à chacun la couleur du sien pour vérifier qui l’a oublié. Bien sûr, c’est Camille ! Après toutes ces péripéties, nous rentrons en métro chez nos correspondants, épuisés par cette merveilleuse journée passée tous ensemble.

boa

Les élèves lui donnent de la fraîcheur

Dans son bureau ensoleillé. Photo X

J'ai interviewé Mme Laubreaux qui m'a parlé de son parcours universitaire et de son métier au collège Diderot.


ses : Quelle a été votre parcours universitaire ?
Mme Laubreaux : J'ai préparé une licence d'A.E.S, c'est-à-dire Administration économique et sociale, puis j'ai fait une licence d'Italien .

ses : Comment vous est venue l'idée de devenir conseillère principale d'éducation ?
Mme Laubreaux : Elle m'est venue après ma licence d'Italien. Je me suis rendu compte que l'enseignement ne me plaisait pas plus que je le croyais auparavant .

ses : Si vous n'aviez pas choisi ce métier, qu'auriez-vous choisi ?
Mme Laubreaux : Si je n'avais pas choisi d'être CPE, je pense que j'aurais choisi d'être éducatrice spécialisée .

ses : Quel incidence ce métier a-t-il sur votre vie personnelle ?
Mme Laubreaux : Les horaires ne sont pas flexibles. Je termine assez tard. Et il faut apprendre à mettre de la distance entre ce qui se passe au sein du collège et chez soi.

ses : Pourquoi avoir choisi ce métier ?
Mme Laubreaux : J'ai choisi ce métier parce que je voulais travailler avec des jeunes.

ses : Quelles relations avez-vous avec les jeunes ? Quel rôle avez-vous au sein de l'établissement ?
Mme Laubreaux : Avec les jeunes, c'est une relation à double sens. J'essaie de leur inculquer certains principes éducatifs et d'être là quand ils le souhaitent. En contre partie, les élèves me donnent beaucoup de fraîcheur et me font assez rire. Le rôle que j'ai au sein de l'établissement est un rôle central parce que je travaille autant avec les élèves et leurs familles qu'avec les adultes du collège.

ses : Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ? Qu'aimez-vous le plus et le moins ?
Mme Laubreaux : L'inconvénient est que c'est un métier fatigant et qui demande beaucoup de remise en questions. L'avantage est dans le contact direct avec les élèves et j'aime me sentir utile.
Ce que j'aime le moins dans ce métier, c'est crier après les élèves parce que je n'aime pas en arriver là pour devoir leur passer un message. Et ce que j'aime le plus, c'est quand je me rend compte qu'avec moi les élèves avancent un peu .

ses : Concernant votre métier, quel serait votre rêve ?
Mme Laubreaux : Mon rêve serait que les élèves fassent un peu moins de bêtises.

ses : Quel conseil donneriez-vous à un futur CPE ?
Mme Laubreaux : Le conseil que je lui donnerais c'est d'avoir beaucoup de courage, de bien se renseigner sur le métier avant de commencer et de savoir laisser les problèmes du collège au sein de l'établissement. Et toujours se remettre en question.

ses

jeudi 15 avril 2010

La famille de rêve existe-t-elle ?

Entre deux filles merveilleuses. Photo mmd

Je suis partie avec ma classe neuf jours à Francfort. J’ai été accueillie chez ma correspondante Vanessa, qui est très gentille. Michelle sa petite sœur était très mignonne et Nicole, une mère idéale.

Grâce à cet échange, de belles et fortes amitiés ont été créées. À mon arrivée, j’étais un peu intimidée par la famille que je ne connaissais pas, surtout par la petite sœur qui m’observait longuement. Au début du voyage, j’avais du mal à comprendre Michelle, qui parlait très vite, mais le temps passait et j’y arrivais de mieux en mieux. J’ai beaucoup joué avec elle à de multiples jeux, la plupart étant nouveaux pour moi, et je me suis bien amusée. De liens forts se sont créés entre nous.

J’ai aussi découvert Vanessa qui est "une fille merveilleuse" comme le disent toutes ses amies ainsi que les miennes. Elle pensait à moi tout le temps, me demandait ce que je voulais faire avant de dire ce qu’elle préférait. Chaque soir, nous discutions, on apprenait à se connaître petit à petit, même si nous avions déjà parlé sur MSN. Être aller en Allemagne a renforcé notre amitié, si forte maintenant.

Nicole était très gentille. Lorsque nous ne nous comprenions pas, nous riions beaucoup. Elle me demandait comment est ma vie en France et me laissait choisir les activités. C'était pour moi un grand plaisir surtout quand elle essayait de me faire participer aux conversations en faisant attention à ce que je comprenne. Elle m’a fait découvrir la vie allemande sous toutes ses couleurs, le "grand-petit-déjeuner" le matin, des spécialités culinaires ou bien la joie de vivre allemande. Grâce à cette famille formidable, l’Allemagne est le pays de mes rêves.

mmd